21 mars 2020 ~ 0 Commentaire

Pression sociale, pour le meilleur et pour le pire

Mon propos n’est pas le couple mais, sous la pression de la formule « pour le meilleur et pour le pire » (trop tard, c’est écrit dans le titre), je commence par un dérapage, une incartade et je reviendrai ensuite à mon idée.

La vie-à-deux (avec traits d’union qui s’imposent) est un standard qui place le célibataire dans une position suspecte dès qu’elle n’est pas transitoire. « Enfin » casé, ce même célibataire est enfermé dans une position monogame de non retour parce que le couple-qui-dure (avec traits d’union qui s’imposent), modèle qui prévaut, est la seule position d’équilibre qui vaille. Et je ne parle pas de la procréation obligatoire…

Bienheureux ceux qui s’affranchissent du regard omniprésent et omni-pesant de la société. Allez….au hasard…big up aux « Filles faciles » à qui je claquerai la bise sitôt la fin du confinement, ces filles re-belles, ces filles qui sont belles deux fois, « celles qui n’échangent pas leur plaisir pour ce qu’on pense ou ce qu’on va dire. »

Fin de la parenthèse.

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J’ai senti ces derniers jours, venant de l’extérieur, une pression diffuse peser deux fois sur mes épaules carrées. Pressions dictant mes choix pour le meilleur et pour le pire.

Pour le pire : Dans son article au vitriol sur la cérémonie des César, Despentes dézingue ce « mec [qui] n’est même pas foutu de classer son film dans le box-office des cinq films les plus vus dans l’année. » Despentes ne mesure pas (ou feint de ne pas voir) le poids du féminisme dans l’opinion publique. Pour ma part (et je pense ne pas être le seul dans ce cas), je ne suis pas allé au ciné voir J’accuse parce que je n’ai pas su me dégager du regard désapprobateur d’une opinion générale condamnant l’homme.

Pour le meilleur : Je ne ferai plus de sortie vélo pendant toute la durée du confinement. Il y a la loi qui m’engage à lever le pied de la pédale. Il y a surtout ce qui se martèle dans l’espace public et privé des réseaux, hautement culpabilisant, et certains messages incitent à un retour aux pénates, la queue entre les jambes.

barrer

Pourtant, de façon objective, pédaler 1h15 sur la piste cyclable et sur la petite route de campagne qui boucle mon parcours habituel présente moins de risque qu’un footing de 20 minutes dans le village car la probabilité de croiser un gus est plus faible quand je suis à bicyclette que si je me dégourdis les jambes au bout de l’impasse.

J’ai pensé un moment sortir très tôt le matin mais j’ai été rattrapé par la crainte de sévères remontrances d’amis. J’ai même redouté le pire avec le #datagueule.

pierre (Merci Marie !)

En définitive, je ne suis pas mécontent d’obéir à une injonction civique et de contribuer comme Céline, à mon tour, à la pression sociale.

Pour l’heure, il est temps de conclure ce billet de « privilégié confiné » et de faire tourner les jambes,

velo

avec casque (mon guigui), avec crème solaire (Valou). Je m’édite puis je médite (Cyril). Merde je devrais peut-être faire le contraire !

 

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