27 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

Cache-cache à Madrid

Petit bonheur des vacances à l’étranger : fuir l’info continue…en particulier mettre un coup d’arrêt au feuilleton Benalla.

Mais, quand on passe hier en fin d’aprem à proximité du palais Royal sur la Plaza de Oriente, on découvre un imposant service de sécurité : le président Macron est sur le point d’arriver à Madrid.

« Hey Manu, Ven aqui, ven alla ! c’est toi qui cherches dans cette première partie de cache-cache ? tu nous as trouvés ! »

Actualité scientifique du jour, éclipse lunaire exceptionnelle : la lune joue à cache-cache avec le soleil. On espère qu’elle sera mieux dissimulée que mardi, visible comme le nez au milieu du visage derrière la cathédrale de la Almudena.

lune

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Avant de jouer à cache-cache avec des logos à gogo, un mot sur les shorts-ras-les-fesses qui tiennent lieu de cache-sexe à des espagnoles sans soutif. Ce sont « une fausse concession à la pudeur, car ils sont plus suggestifs que le nu cru et franc qu’ils ne font que recouvrir d’une gaze transparente. » L’été est chaud, caractères sexuels primaires et secondaires ne jouent pas à cache-cache avec n’golo n’golo.

1) On commence par un logo à lolo : celui de Ryan air.

ryanair

Il est aussi transparent que le palais de Cristal du Parque del Retiro.

cristal

Il représente une harpe irlandaise mais c’est « en même temps » un ange, ou une victoire ailée à gorge ronde. Si on donnait au logo un peu de relief, on le verrait sans problème sur les toits des édifices madrilènes de Gran Via ou de la calle de Alcala.

nikegranviaalcala

Si on lit en son logo comme dans un livre ouvert, la navigation sur le site de Ryan Air est plus absconse. Le rajout d’un bagage cabine (prix affiché à 7 euros) la veille du départ conduit à une facture égalant presque le montant du trajet. Depuis quand la chemise égale la peau ? Au final, renseignement pris au guichet Ryan Air de Marseille, la facture éditée détaille la totalité du billet, à la commission pour Opodo près. Ouf !

2) Quel est le point commun entre le logo de la marque de chocolat Toblerone et l’écusson du club de foot de l’Athletico de Madrid ?

tobleroneecusson

A condition d’être un chercheur persévérant engagé dans une partie de cache-cache, on y décèle, dans les deux cas, un ours sur les pattes arrière. Sur le maillot des Colchoneros que Clem porte fièrement malgré son amour pour la Casa Blanca,

logoathletico

au centre d’une constellation, le plantigrade est sous un arbre. C’est l’évocation d’un symbole incontournable de Madrid, que tout touriste digne de ce nom met en boîte. El oso y el madrono, discrète statue en bronze à l’ouest de la Puerta del sol.

osomadrono(lever du jour sur le clocher de la Plaza del Sol)

A l’aéroport Barajas, au Terminal 1, c’est une pine…d’ours qu’on a activement cherché et qu’on n’a jamais trouvé : un chauffeur de l’hôtel L&H Plaza Mayor sensé assurer le transfert. Walou, on prend le métro : lignes 8 jusqu’à Nuevos Ministerios, 10 jusqu’à Tribunal et enfin 1 jusqu’à Tirso de Molina et on termine à pied, rue Concepcion Jeronima. Si la pine d’ours est bien cachée, la Trump de l’éléphant républicain -Bullish Vs bearish – n’est pas manquée par Clem aux abords du couloir aérien.

botero

Petite erreur, c’est une statue de Botero, el rapto de Europa. On aurait dit le taureau de Wall Street qui enlève le président américain. 

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Moins à l’aise que l’ours dans les épreuves de camouflage, la girafe de la Plaza de Espana est vue à tous les coins de rue.

girafe (La tour de Madrid vue du Lago (sans eau) à Casa del Campo)

On serait  on ne peut plus ravis si la désormais célèbre Casa de Papel montrait aussi facilement le bout du nez. En vrai, on cherche le lieu de tournage de la série éponyme, on veut un selfie pour faire râler Tom (parti sous d’autres cieux).

suits Photo prise par Tom, immeuble de Toronto censé abriter le cabinet new-yorkais d’avocats de la série Suits : Avocats sur mesure

Selon une formule que Ro prononce de plus en plus souvent (c’est une boutade, maman chérie) :

Saint Antoine de Padoue, vous qui faites trouver tout, aidez-moi à retrouver…la Casa de Papel.

Première tentative le long de la rue Alphonse XII : on vise le Conseil supérieur de la recherche scientifique, on n’a qu’un long mur à la place du numéro-cible 54. On conclut que le CSIC se trouve derrière l’enceinte du jardin botanique. Qu’à cela ne tienne, le prix de l’entrée du jardin étant rédhibitoire, direction la vraie Casa de Papel. Sous un soleil de plomb, on parcourt Gran Via, la calle de Alcala, la calle O’Donnell jusqu’à la fabrique de la monnaie et du timbre. Deuxième coup d’épée dans l’eau tiède des gourdes. L’amateur de la série Stef ne reconnaît aucun élément visuel, Clem est amer : « Casa de Papel…ça casse la tête…casa de poubelle ! »

Mais alors, « Madrid de madre », …Saint Antoine, tu es décevant !

Et c’est rien de le dire. Dom a deux idées fixes pour ce séjour à Madrid :

  1. voir la rivière Manzanares, ridicule (paraît-il) au point d’être la cible de quolibets. Exemple : « aucune rivière en Europe ne l’égale car elle offre l’avantage d’être navigable à cheval et en attelage« .
  2. voir les peintures murales de Goya à l’ermitage de Saint Antoine.

Dom se lève aux aurores une fois, mais ne parvient même pas à voir la rivière des hauteurs du Parque del Oeste. Il se lève une deuxième fois au petit matin, atteint le minuscule cours d’eau, longe ses berges aménagées pour les sportifs du dimanche et trouve en définitive une église sans cachet à l’extérieur, fermée de surcroît.

Après le cache-cache, le cache-cash. Dom saisit deux fois le code de sa CB, sans succès, pour un tour de bus touristique. Alerte !

Il est là le diable, dans les détails. Mesquin. Le diable,  » ce n’est pas le monstre hideux à la langue et sabots fourchus, qui dit « fais le mal » « .

666 (L’ange déchu, Parque del retiro, altitude : 666 m)

Le diable c’est celui qui est responsable des tracasseries du quotidien.

Saint Antoine, aidez-moi à retrouver mon code PIN parce que la troisième tentative peut être fatale.

Dom a en tête une mésaventure du même ordre à Londres : 2 essais manqués à Luton, une carte absorbée par un distributeur de Victoria Station et une sortie du pétrin grâce à Charlot. Dom fait marche arrière pour la balade en bus mais, rassuré par la présence de Stef (et de sa carte), il règle sans encombre le resto du soir. Merci Toinou !

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