25 avril 2017 ~ 0 Commentaire

Look at my shit, ou la fable de Fab

Un jour je regarderai Spring Breakers. Certains critiques disent que c’est un chef-d’oeuvre.

spring

Si j’ai bien compris le pitch, quatre nanas délurées braquent un fast-food (en fait 3 sur les 4) et se paient des vacances en Floride marquées par des excès en tout genre. Elles rencontrent un rappeur borderline du pays qui va endosser le rôle de GO et qui leur promet un « spring break for ever ».

Une scène-culte paraît-il :

Ce passage me fait penser à Fabien, le guide que nous avons eu lors de notre virée du côté de Ko Hong.

Il est face à nous, dos au paysage paradisiaque qui défile sous nos yeux.

- vous voulez que je rentre en France ? Pas question, regardez…tout ça, c’est mon bureau !

Son index désigne vers l’arrière les splendeurs, ses splendeurs, son milieu… »ses shit » sur lesquels il semble souverain. Un peu comme une présentatrice météo qui pointe avec autorité le doigt sur un fond vert tout en le contrôlant grâce à un écran sur lequel ses cartes sont affichées.

Pour Fab, nos yeux jouent le rôle d’écran de contrôle. Son index, éclairé par nos mirettes qui s’écarquillent devant les beautés pittoresques, se déplace sur le monolithe calcaire qui surgit de l’eau, puis sur la plage qui se dessine au loin, et ce sans qu’il les ait vus. Etalage de ses « merdes ». Look at my shit !

Ah ces guides ! Ils ont un atout de taille.

Par un transfert métonymique, habiter un endroit de rêve où certain(e)s aimeraient eux-même vivre, peut rendre les locaux désirables. Fab le dit à mots couverts : il a le braquemard affûté…

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