14 novembre 2016 ~ 2 Commentaires

Narcisse, sors de ce corps !

Petite réflexion qui me vient après la soirée de samedi avec les Alunés.

Mireille (Mimi) me demande si je sais faire bouger les pecs, en dissociant le droit du gauche et en figeant tout autre muscle. Mon torse encore congestionné par les séries de pompes de la fin d’aprem et sublimé par un T-shirt moulant l’a sans doute émoustillée.

La réponse, ma Mimi, est oui.

Et, devant la glace de ma salle de bains, je ne me lasse pas de les agiter après une « séance de muscu ».

Et UN, je sculpte comme le suggère le sens littéral de « body-building », et Deux j’examine sous toutes les coutures le résultat dans le miroir, et TROIS je donne vie à ma création, j’anime la créature dont je me suis énamouré. Et QUATRE, retournement de situation, inversion du rapport de force, le Dieu n’est plus moi le créateur mais la créature à qui je voue un véritable culte. Le culte du corps !

Pygmalion-Narcisse d’abord, et Dieu ensuite lorsque je donne l’étincelle de vie au modèle. Je crie alors les mots du docteur Frankenstein : « Oh God ! Now I know what it feels like to be God ! »

Le nom français de la discipline, à savoir culturisme, offre une autre interprétation. Culturisme, de la même famille que culture, indique un défi que je lance à la nature ; Je suis aussi, en partie au moins, le « fils de mes oeuvres », un self-made-man.

Mais, si je me rebelle contre cette nature qui m’a fait chétif et si je tente de réduire l’écart qui me sépare du Golgoth, je le fais dans l’intimité.

Car, pour l’autre, il ne doit y avoir aucune trace d’effort, aucune concurrence visible au Ciel. Je veux écarter toute suspicion de tromperie sur la marchandise.

Ce pec qui vibre, ce biceps aux veines apparentes, ce triceps tonique et dur…ce ne sont que des parties d’un tout appelé corps et – B-A-BA de la génétique – ils sont interchangeables, au sens où ils contiennent toute l’information du moi.

Vous me voyez  venir ?

Je veux qu’on croie que ce qu’on ne voit pas est de la même nature que ce que j’exhibe. Ferme, dur, veiné et noueux, et érectile…comme mes pecs.

 

 

2 Réponses à “Narcisse, sors de ce corps !”

  1. Tu veux parler du triqueceps?
    Celui-là aussi il faut le travailler avec ardeur!!!

  2. Merci de relever la coquille, faut pas oublier le CUL ! (le Q aussi, sinon ça fait couille).
    Tu rectifies avec triqueceps. Et même triquecèpe parce qu’il aime comme tous les champignons les endroits humides.


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